Réflexions sur la pluviométrie

REFLEXIONS
 


                

SUR LA PLUVIOMETRIE



SUR LE PLATEAU DE PUYRICARD



Certains se posent la question de savoir pourquoi, dans nos régions situées dans une zone climatique dite tempérée (la question ne se posant pas de la même façon ailleurs...), les relevés de la pluviométrie annuelle débutent en Octobre pour se terminer en Septembre de l’année suivante, et non pas selon la périodicité d’une année calendaire, encore appelée année civile !..

                   

 La raison en est fort simple tout autant que logique : Il s’agit de calquer la quantité de

pluie qui tombe annuellement au profit de « Dame Nature » sur le cycle végétatif de nos

cultures de type « cultures vivrières de base », représentées chez nous, d’une part par les

céréales à paille (de type blé d’hiver) et d’autre part par le colza dont les cycles culturaux

respectifs débutent dès l’automne avec des semis correspondants, pour se terminer au

cours de l’été suivant avec les moissons.

Est à considérer aussi, par ailleurs, la vigne !


Sachant que les réserves en eau du sol, propices, en saison, à une bonne croissance, des

plantes, et le rechargement de la nappe phréatique doivent, pour être utiles et efficaces,

intervenir principalement en automne et en hiver, c’est donc en tout début du cycle cultural

de ces productions agricoles de référence, que leur prise en compte doit s’effectuer.


Ainsi, pour la Campagne Culturale 2012/2013, qui nous intéresse plus particulièrement aujourd’hui, si la pluviométrie relevée au cours de cette période d’Octobre 2012 à fin Septembre 2013, a été de 825 m/m de précipitations - soit 825 litres d’eau au mètre carré - répartis sur 102 jours de pluie, celle pour l’année civile 2013 n’a été que de 648 m/m, en toutefois fortuitement le même nombre de jours (102 j.) !...

 C’est dire par là que les cultures dites de référence ont pu bénéficier, pour leur

croissance et leur développement, tout au long de leur cycle végétatif, de réserves en eau plus réalistes que celles relevées et qui auraient été retenues sur la base d’un calcul et d’une constatation calendaire dont la signification n’aurait plus été alors la même dans le cas de saisons à la pluviométrie très irrégulière et/ou mal répartie !...


 Tout-un-chacun sera donc à même de pouvoir constater la logique afférente à ce

critère de détermination et d’en prendre acte.


 


 M.V.