Prendre la parole en public


   PRENDRE LA PAROLE EN PUBLIC ...  


Organiser une manifestation ouverte au public est toujours une démarche fastidieuse et délicate. Au delà de la préparation de cette manifestation, les présidents d'association connaissent un problème parfois plus difficile encore : la prise de parole.

La solution la plus courante consiste en la préparation de notes écrites. Quelques règles restent cependant à respecter.

Mais, pourquoi ne pas parler sans notes et même en improvisant ?


Prendre la parole







Formes d'expression

























 Parler sans notes




Parler

avec des notes







Traditionnellement, lors d'activités d'associations, la prise de parole revient au président. Ce principe ne doit souffrir que peu d'exceptions.

Pour autant, tous les présidents d'association n'ont pas la facilité, ni le goût pour s'exprimer en public. Que ceux-là se rassurent, même les professionnels de la parole (particulièrement les avocats) vous expliqueront qu'ils ont connu ou connaissent toujours le trac. Chacun a alors sa solution.

Un principe doit être souligné ici : avec vos premiers mots, vous pouvez capter votre auditoire. L'introduction doit être soignée.



Puisqu'il s'agit de parler, pourquoi ne pas envisager de le faire très spontanément, sans notes?

La question peut,certes, être abordée de la sorte.

Cette solution présente de gros avantages : les propos sont souvent plus simples et le discours risque moins d'endormir l'auditoire. L'humour, quand il est alors pratiqué est beaucoup plus percutant. C'est ainsi que parlent publiquement beaucoup de femmes et d'hommes politiques.


L'avantage des notes répond aux inconvénients de leur absence.

Sans notes, vous pouvez aller au delà ce que vous souhaitiez dire. Combien de regrets en la matière après certains discours ...

Sans notes, vous risquez de lasser l'auditoire avec des "euh" répétifs.

Sans notes, vous cherchez trop fréquemment vos idées à développer et même vos mots sauf à apprendre par cœur vos interventions. Les erreurs ou les oublis sont aussi fréquents.

Si la mémoire vous le permet, n'hésitez pas. Vous pouvez, en plus, "répéter " avant le discours et y apporter de la forme et de la qualité.


Avec les notes, vous pouvez éviter ces inconvénients. Mais d'autres dangers vous guettent : il n'est pas toujours aisé "d'écrire pour parler" (les rythmes, les formes, les mots peuvent ne pas être toujours accordés) et il peut être fastidieux pour le public d'entendre et de voir péniblement "anonner "son discours par un intervenant.


Parler sans notes suppose que l'on connaisse bien le sujet traité. Il n'est pas aisé d'improviser sur des questions techniques ou non lorsqu'on ne maîtrise pas la matière.

Cela impose encore un gros travail de préparation si on souhaite ne pas rencontrer les problèmes évoqués ci-dessus et bien d'autres (tant la liste n'est pas exhaustive).


Une première solution peut consister à établir un plan détaillé de son intervention (les thèmes à développer sont ainsi inventoriés) et pour chacun des thèmes quelques mots peuvent suffire à enrichir les idées. N'hésitez pas, dans ce cas, à répéter (plusieurs fois seraient le mieux). Votre discours est alors très spontané.

Une première variante peut consister à emporter ce plan détaillé avec soi et d'y jeter un œil de temps à autres. Il vaut mieux faire quelques essais avant.

Une seconde variante consiste à rebondir sur un terme ou un thème évoqué par un précédent intervenant, puis de se reporter à son plan.


Apprendre par cœur son discours suppose une excellente mémoire et/ou une intervention plutôt brève, au moins dans les premiers temps

Le résultat peut alors être époustouflant en donnant une impression d'improvisation. Quand on connaît un orateur qui pratique ainsi, c'est un régal renouvelé.


Ici, tout le discours est rédigé.

Pour rester plus près du "parler", une solution consiste à utiliser le plus possible de phrases courtes. N'hésitez pas à raccourcir les autres. Evitez les phrases à tiroirs....


Par principe, n'écrivez pas à la main vos discours mais faites à la machine (aujourdhui, un traitement de texte fait très l'affaire sur un ordinateur).

Utilisez une police de caractère facile à lire (de type arial) et une taille de caractère de 15. Mettez votre texte en gras et des passages importants en majuscules.


Si les circonstances vous le permettent utilisez un pupitre sur lequel vous disposez vos feuilles et les faites glisser au fur et à mesure. Ceci, bien pratiqué en se reculant légèrement du pupitre, peut donner l'apparence de l'improvisation.


Pour celles et ceux qui manifestent un souci marqué de qualité, vous pouvez préparer aussi le discours lu en portant sur votre texte des marques : pour un temps d'arrêt, pour une accélération ou un ralentissement du débit... Avec la pratique, d'autres idées vous viendront encore !


Bon courage et bonne réussite.