BILAN

DE LA PLUVIOMETRIE OBSERVEE




                

AU COURS DES QUATRE DERNIERES DECENNIES




SUR LE PLATEAU DE PUYRICARD




                   Avec le recul de près de deux générations et de quarante années de relevés pluviométriques sur le plateau de PUYRICARD, il apparaît qu’à l’heure des bilans de toutes natures ainsi que de la question récurrente relative au changement climatique, il n’est pas, semble-t’il, inintéressant de nous pencher ponctuellement sur notre climatologie de proximité relevée sur le plateau de Puyricard, en terme de pluviométrie.


                Il ressort de toutes les observations effectuées depuis toutes ces années-là que la saison climatique 2011-2012 qui vient de s’achever (entre Octobre 2011 et Septembre 2012), avec 537,5 m/m (*) de pluie seulement au cours de ces douze mois là, répartis sur 77 jours, contre une moyenne annuelle de quelques 630 m/m sur 96 jours, est la 9ème année la plus sèche et la 2ème année la moins pluvieuse en nombre de jours de précipitations, de ces 40 dernières années ...

                Il importe, en outre, de souligner, à cet égard et à titre indicatif, que le record en la matière s’avère avoir été la saison climatique 1988/1989


avec seulement 355 m/m de pluie en 60 jours de précipitations sur l’année d’où, en corollaire, le catastrophique incendie de forêt survenu au pied de la montagne Sainte Victoire le 29 Août 1989!


                A l’inverse, dans le même temps, l’année la plus arrosée fut l’année 1993-1994, avec 968,0 m/m de pluie, répartis sur 116 jours, succédant en cela aux inondations provoquées par la crue de la Touloubre du 22 Septembre 1993, sachant toutefois qu’en nombre de jours de pluie, le record fut battu en 2009-2010 avec 123 jours de précipitations mais seulement, si l’on peut dire, 792 m/m, record  suivi de près par la saison 1995-1996 avec 120 jours et 796 m/m de précipitations.


                D’une manière plus générale, ce constat peut se résumer de la façon suivante, à savoir que l’alternance des années sèches puis humides et inversement, relève d’une périodicité cyclique de sept ans consécutifs, déjà connue dans l’antiquité avec « les 7 années de vaches grasses et les 7 années de vaches maigres » relatées dans la Bible!..





                Aussi ne soyons pas étonnés de constater, de nos jours, des phénomènes analogues dont on remarquera  que leurs  pics sont généralement représentés par trois années consécutives du même ordre, tant dans un sens que dans l’autre !..


                Pour la «petite Histoire», nous pouvons d’ores et déjà ajouter, aujourd’hui, que depuis le début Octobre 2012 et jusqu’à ce jour, 30 Novembre 2012, en seulement 22 jours de précipitations, nous cumulons déjà 347 m/m de pluie, soit, pour ces deux mois d’automne, un bon 55% de la pluviométrie annuelle d’une année qualifiée de moyenne !...


                Que nous réserveront donc les mois  à venir ?..


                                     Patience !...


                                          M.V.






     (*) – A savoir que 1 m/m de précipitations équivaut à 1 litre d’eau au m2, soit 10 m3 à l’hectare.


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